Pour s’opposer à la mise à l’enquête publique. Délai ultime 19 juin 2014

La mise à l’enquête du projet de construction du futur mcb-a a débuté le mardi 20 mai 2014 avec la publication dans la Feuille des avis officiels (FAO). Diligentée par la Ville de Lausanne, cette procédure est accompagnée par la pose de gabarits sur le site des anciennes halles CFF aux locomotives. La mise à l’enquête dure trente jours, elle se terminera le 19 juin 2014. Les plans sont visibles auprès de la Police des constructions, Service d’urbanisme, Rue du Port-Franc 18 2e étage Case postale 5354 1002 Lausanne, Tél. +41 21 315 55 44 Fax +41 21 315 50 04. Attention à l’ouverture du guichet! Permanence téléphonique : uniquement le matin: 07h30 – 11h45. Les oppositions sont à adresser à la Municipalité, Place de la Palud 2, Hôtel de ville, case postale 6904, 1002 Lausanne, de préférence par courrier recommandé jusqu’au 19 juin, dernier délai! Nous vous proposons aussi une lettre type en format word que vous pourrez télécharger, adapter à votre convenance, signer et renvoyer à la Municipalité.

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Le Collectif Gare veut le référendum mais a un urgent besoin de soutien.

Le Collectif Gare a pris acte de la décision des députés du Grand Conseil vaudois, qui ont voté à la quasi-unanimité des crédits destinés aux projets de Musée cantonal des beaux-arts et de Pôle muséal, le 18 mars dernier. Le Collectif Gare constate qu’un seul élu sur 150 a osé s’élever contre ce projet. Ce résultat montre à quel point le débat a été escamoté. Seul recours des citoyens pour ouvrir un vrai débat public : le référendum.

Le Collectif Gare a déposé un recours contre le projet de Pôle muséal auprès du Tribunal fédéral. Il se réserve également la possibilité de recourir lors de la phase de la mise à l’enquête. Le canton s’est engagé à attendre la décision des juges de Mon-Repos avant de débuter les travaux, mais le vote du Grand Conseil a un effet d’accélérateur pour la procédure référendaire qui a démarré avec la publication du décret dans la Feuille des avis officiels du 21 mars 2014.

Une aberration urbanistique à 200 millions de francs  Le Collectif Gare veut le référendum. Son opposition au projet de Pôle muséal et à la construction du MCBA sur le site des anciennes halles aux locomotives est plus que jamais motivée par l’aberration urbanistique que constituent le déplacement et la construction de trois musées déjà existants sur un seul site stratégiquement inapproprié et risqué. La facture globale de ce projet s’élèvera à plus de 200 millions de francs, la majeure partie aux frais du contribuable, sans compter les frais d’exploitation qui atteindront plusieurs millions chaque année. Cette dépense est insensée si on la compare au projet Musée-Cité à la Riponne, un espace déjà dédié aux musées, qui coûterait quatre fois moins cher tout en permettant de ne pas délocaliser le Musée de l’Elysée et de sauver les halles. Inscrites au patrimoine en note 2, celles-ci seraient l’endroit idoine pour organiser des manifestations à caractère culturel ou populaire.

12’000 signatures d’ici au 25 mai pour rompre l’omerta Le Collectif Gare constate que, dans ce dossier, le monde politique se tient coi. Une «omerta» a gagné les milieux culturels qui pensent avoir tout à perdre d’un soutien officiel aux opposants alors qu’en privé, ils affichent souvent leur incompréhension face au projet de Pôle muséal et à la désaffectation de la Riponne. Aujourd’hui, le seul recours qui reste aux citoyens pour avoir enfin un débat démocratique sur le plan vaudois est le référendum. 12’000 signatures sont nécessaires d’ici à la date butoir du 25 mai.

Le Collectif Gare lance un appel urgent à tous les Vaudois Pour mettre en œuvre le référendum et surtout assurer une campagne qui ne soit pas complètement disproportionnée, le Collectif Gare a un urgent besoin de soutien citoyen, financier, associatif. A tous les Vaudois qui estiment que le peuple doit se prononcer sur ce complexe pharaonique et ruineux, il demande de l’appuyer dans sa démarche.

Contact: Christian Campiche, membre du comité du Collectif Gare, 079 670 62 64

Collectif Gare, 1003 Lausanne                                                                                                        CCP   12-440003-4  
info@collectif-gare.ch

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Lettre du Collectif Gare aux députés

Lausanne, le 16 mars 2014
Madame la Députée, Monsieur le Député,

Vous devrez très prochainement vous prononcer sur un crédit de construction pour le nouveau MCBA à l’emplacement des actuelles Halles aux locomotives. Comme vous le savez, le plan d’affectation cantonal qui devrait permettre la création d’un Pôle muséal à deux pas de la gare, fait actuellement l’objet d’un recours du Collectif Gare auprès du Tribunal fédéral.

A ce stade, il nous paraît important que vous entendiez la voix d’un mouvement citoyen dont les membres ne sont pas des  « Neinsager », mais des femmes et des hommes qui se préoccupent de l’évolution harmonieuse de leur ville et du dynamisme des arts du canton de Vaud. Des citoyens qui s’inquiètent aussi de n’avoir vu aucun débat fleurir au sein de la classe politique autour de ce projet, comme si la laborieuse histoire qui pèse sur le Musée des Beaux-arts depuis  plus de vingt ans, empêchait désormais d’exprimer tout avis critique et qu’il s’agissait « maintenant ou jamais » de « régler le problème une fois pour toutes ».

Une solution « à portée de main » pour la culture vaudoise Dire aujourd’hui que si l’on renonce au Pôle muséal, plus rien ne sera fait pendant des années pour le MCBA est tout simplement faux. Le canton de Vaud peut, en faisant un pas en arrière, faire trois pas en avant. Une autre option est possible et elle n’a rien de farfelu. Il suffit de se pencher à nouveau sur le premier choix fait par la Commission d’experts, avec le projet « Musée-Cité » à la Riponne. Cette option permet de gagner sur plusieurs tableaux, qu’ils soient de nature patrimoniale, artistique, urbanistique et financière.

 

Préservation du patrimoine industriel et création d’une Kunsthalle Détruire la halle aux locomotives est une atteinte grave au patrimoine vaudois. Faire ce geste au nom de la culture est un contresens et un précédent plus que préoccupant. En rasant ce patrimoine, on prive les citoyens et les acteurs culturels d’un espace unique, alternatif et polyvalent qui a déjà démontré, même en l’état, avant la moindre rénovation, sa capacité à accueillir des manifestations culturelles (expositions, concerts, théâtre), aisées à mettre sur pied et peu onéreuses.

Un quartier des musées renforcé à la Riponne, une place sinistrée au cœur de la ville réha-bilitée, un musée de l’Elysée cher aux Vaudois préservé Le projet de Pôle muséal va à l’encontre d’un urbanisme équilibré. Il est dans l’intérêt de Lausanne et de son dynamisme, que les visiteurs des musées « circulent » dans la ville et non qu’ils aillent de la Gare au Pôle et du Pôle à la Gare (et au vaste espace commercial qui y sera créé). De plus, le Pôle muséal crée un « espace public » au forceps, dans un endroit inadapté, en cuvette, orienté au nord, en bordure des rails, qui débouche d’un côté sur une place de la Gare saturée et de l’autre sur un quartier résidentiel. Dans le même temps, on laisse en friche la place de la Riponne, pourtant idéalement située au coeur de la ville, avec ses musées, sa bibliothèque universitaire, son espace d’exposition (Arlaud), pour ne pas parler de la capacité que représente l’ancien Romandie, actuellement délaissé.  Tout ce potentiel aujourd’hui complètement sous-exploité et livré à lui-même, a pourtant été soigneusement mis en évidence par le projet Musée-Cité, qui prévoit la réhabilitation de ce quartier central de Lausanne.

Ajoutons encore que le Pôle muséal condamnerait le bâtiment très apprécié de l’Elysée, qui ne serait plus accessible à ses propriétaires, les Vaudois, alors qu’un agrandissement du Musée, sur place, serait envisageable sans problème.

Faire mieux et moins cher en tirant profit de l’existant Le coût du Pôle muséal s’élèvera à 200 millions de francs, sans compter d’importants dépassements prévisibles et de nouvelles oppositions, cette facture ne tenant évidemment pas compte du coût d’exploitation des bâtiments, ni des financements nécessaires à des expositions capables de drainer les centaines de milliers de visiteurs attendus, si tant est que cette perspective soit réaliste. Il suffit de consulter les chiffres de fréquentation de l’actuel MCBA pour saisir l’ampleur du défi. (Voir annexe)

A la Riponne, le projet Musée-Cité, outre sa qualité urbanistique, offrirait l’avantage de coûter au minimum quatre fois moins cher que le Pôle muséal tout en  permettant de tirer profit de l’ensemble muséal qui existe déjà sur place. Ainsi, plutôt que de dépenser 200 millions pour un Pôle muséal dont la nécessité n’est pas démontrée, il serait plus utile, dans l’intérêt de la collectivité et du bien public, de consacrer une partie de cet argent au rayonnement des expositions futures du MCBA, au soutien des artistes vivants ainsi qu’à la pérennité des héritages artistiques dans le patrimoine vaudois.

A l’heure de voter ce crédit dont l’acceptation déboucherait probablement sur un référendum cantonal, nous vous remercions de prendre en compte les arguments qui précèdent dans la « pesée des intérêts » où le principe de réalité et de bon sens doit l’emporter pour le bien des citoyens, de l’art et des artistes.

Non au Pôle muséal – Oui au nouvel espace muséal de la Riponne 

Veuillez recevoir, Madame la Déuptée, Monsieur le Député, nos meilleures salutations.

Le Comité du Collectif Gare

Bref rappel des faits

De la transparence à la mascarade, du patrimoine préservé à sa démolition pure et simple Après l’échec de Bellerive, tout avait pourtant bien recommencé. Le concours de sites permit à 11 lieux dans le canton et à Lausanne de se proposer pour accueillir le futur Musée des Beaux-arts au terme d’une procédure exigeante posant une série de critères pointus. Cette démarche était réjouissante par sa transparence. Tout se compliqua le jour où le Groupe Cantonal d’Evaluation des Sites (GCES) mandaté officiellement par le Conseil d’Etat annonça que le meilleur site était celui de la Riponne (projet Musée-Cité des architectes Rivier et Sahy). Deux heures après cette annonce, le Conseil d’Etat communiquait son choix : Le MCBA serait construit DANS les halles aux locomotives, projet porté par les CFF et placé par la Commission d’experts en deuxième position, notamment en raison des difficultés techniques liées à la réhabilitation de ce lieu industriel en note 2 au patrimoine vaudois en un lieu de conservation muséale.

Pour rappel, le CGES était composé d’une trentaine de personnalités du monde politique, culturel et professionnel de l’architecture vaudoise. Il comprenait notamment Nuria Gorrite, à l’époque syndique de Morges, et Sylvia Zamora pour les « représentants des communes », Ariane Widmer, cheffe du SDOL, et Francesco Della Casa, rédacteur en chef de la revue « Tracés » de la SIA et futur architecte cantonal de Genève pour les « représentants des corps constitués et les personnalités », Brigitte Waridel, cheffe du service des affaires culturelles, Bernard Fibicher, directeur du MCBA et Eric Perrette, architecte cantonal, pour les « représentants de l’Etat de Vaud ». Quel groupe d’experts serait-il plus légitime que celui-ci ?

Quelques élus s’élevèrent contre cette décision hâtive, n’hésitant pas à affirmer que les dés avaient été pipés et que le concours de sites n’avait été, pour reprendre les mots d’une syndique d’alors, « qu’une mascarade ». Mais on n’était pas au bout des surprises :

Lorsque le concours international d’architecture fut lancé, il n’était déjà plus question du seul MCBA – au vu de la dimension de la parcelle des CFF (26’000 m2) –  mais carrément d’un Pôle muséal, regroupant deux autres musées, l’Elysée et le Mudac. Et le projet qui gagna le concours, ayant brillamment démontré la quasi impossibilité de métamorphoser des halles de locomotives en musée des Beaux-arts, fit table rase du patrimoine.

Sur tous les tableaux, la démarche transparente avait fait long feu ! En lieu et place, une communication énergique s’est déployée autour du futur Pôle dont il n’est assurément pas de bon ton de contester la nécessité. La proximité de la Gare et des trains, dans un nœud ferroviaire de première importance, continue d’être  présentée comme un atout majeur, alors que chacun sait que ce n’est pas le lieu idéal pour exposer et conserver des œuvres d’art aussi précieuses que fragiles !

Enfin, relevons encore qu’avec la fermeture du Grand-Pont au trafic automobile prévue dans le cadre du projet du tram T1 Lausanne – Renens, un  report de trafic d’environ 20% sur les avenues de la Gare et Ruchonnet a été annoncé lors de la mise à l’enquête du Tram. Est-ce vraiment visionnaire, pour une ville aux dimensions de Lausanne, d’accumuler les Pôles dans un même lieu, – Pôle Gare et Pôle muséal – alors même que le développement des transports publics, par nécessité gourmand en espace, ne s’arrêtera évidemment pas à Léman 2030 et à la construction du M3 ?

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Recours du Collectif Gare au Tribunal fédéral: Reflets dans les médias

Reflets dans les médias de la décision du Collectif Gare de recourir au TF: le Temps (les opposants contre le bulldozer officiel), le Temps (Pôle muséal: le moment crucial), la Méduse (Déjà 183 millions…), SRF 1, la Télé avec l’interview d’un des deux avocats du Collectif Gare, Xavier Rubli, et l’interview de Christian Campiche, membre du comité du Collectif Gare, Le Courrier, le Courrier des lecteurs de 24 Heures, l’article intégral de Federico Camponovo dans 24 Heures (Les opposants iront jusqu’au bout). Voici aussi l’article résumé – et ses commentaires – sans mention à l’option de la Riponne privilégiée par le Collectif Gare et choisie par le Groupe d’experts avant la décision du Conseil d’Etat.

Pour lire le texte du recours du Collectif Gare au Tribunal fédéral, rendez-vous sur la page Non au Pôle muséal.

 

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Europa Allee à Zurich entre gigantisme et vide urbain!

Zurich est en train de construire un centre ville pour les hauts revenus, écrit la Süddeutsche Zeitung. La ville manque de promoteurs immobiliers sociaux.
Pour la ville de Zurich et son espace public, la situation n’a jamais été aussi sombre, écrit le journal allemand dans son dernier article (non disponible en ligne ). Dans les quartiers nouvellement construits, en particulier ´ l’Europa-Allee à côté de la gare principale de Zurich, on se retrouve dans un vide surréaliste après la fermeture des magasins : plus personne ne perturbe la majestueuse géométrie des ruelles étroites entre les bâtiments ultra-modernes. C’est ce que la Süddeutsche Zeitung appelle le vide urbain.
L’auteur en voit la raison dans le fait que dans le coeur de la riche ville de Zurich on ne souhaite pas faire de la place pour la construction en coopérative ou pour de jeunes créateurs. En vendant tous ses terrains du centre-ville, la Ville s’est privée de telles possibilités. Elle a souvent attribué ces terrains à l’acheteur le plus offrant, sans, semble-t-il, exiger de conditions suffisantes. Si le secteur public n’exige pas une certaine proportion de logements bon marché ou d’espace commercial pour les petites entreprises, le marché immobilier va rejeter de tels usagers. Voilà à quoi ont mené vingt ans de développement urbain néolibéral : la logique du marché ne connaît pas de conscience sociale .
Trop d’esthétique, pas assez de qualité La conscience sociale se remarque à une planification urbaine réussie. Dans un tel cas, l’accent n’est pas porté sur l’esthétique, mais sur la qualité. ´ Il ne suffit pas de faire de grands passages, des places et des ouvertures, si l’architecture devient un panneau ´ Stop ª pour tous ceux qui n’ont pas des revenus très élevés ª dit l’article. Des places qui, certes présenteraient bien sur une belle image, mais où les gens ne se tiendraient pas volontiers, auraient manqué leur objectif. Même l’entrée imposante du parking souterrain sous l’Europa-Allee le signale : celui qui travaille ici, vient en voiture et ne veut donc pas s’intéresser à son entourage.
La sociologue zurichoise, Vesna Tomse, estime cependant que tous ceux qui ne sont pas des « hauts revenus » commencent à se battre. C’est aussi ce qu’a montré fin octobre la manif ´A qui appartient la ville ? ª. Hubert Klumper, professeur d’architecture à l’EPFZ, pense aussi que ´ l’Europa-Allee ª est le point final d’un développement urbain néolibéral qui a été conçu uniquement pour maximiser les profits.
On cherche promoteur avec une conscience sociale La Süddeutsche Zeitung se demande donc comment, dans la planification urbaine, créer du neuf sans repousser l’ancien ? A l’EPFZ, les réponses manquent, comme l’ont montré un regard porté sur leur exposition annuelle. Les jeunes étudiants en architecture visent l’objet unique plutôt que la ville socialement durable. Alors qu’ils devraient être plus conscients de la responsabilité sociale de leur profession, dit l’auteur. Les villes ont de toute urgence besoin de promoteurs capables d’analyser la spécificité d’un lieu et l’impact à long terme d’un nouveau projet sur son environnement. Car les immeubles d’une ville déterminent quels sont ceux qui y habitent, quels sont ceux autour d’eux et combien d’échanges se créent entre eux.
Traduction de article paru sur le site du ´ Tagesanzeiger ª (Zurich) le 29.11.2013

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