Pôle muséal: la nécessité d’une démarche citoyenne

La démarche du Collectif Gare est une démarche critique vis-à-vis dʼun urbanisme dʼopportunités économiques, par rapport à un urbanisme dʼintérêt public. Le 10 juin dernier à la Maison de Quartier sous-gare, nous avons pu constater à quel point lʼimpact du projet du Pôle Muséal à la gare sur le quartier et sur toute la ville de Lausanne nʼest que peu connu ou compris par les habitants.

On ne peut pas les critiquer puisque, à la veille de la mise à lʼenquête du MCBA, les médias continuaient de parler dʼun nouveau musée dans les halles CFF, alors que celles-ci, classées, sont vouées à la démolition.

On ne peut pas non plus affirmer que les autorités vaudoises nʼinforment pas sur le projet du Pôle Muséal : tous les moyens sont mis pour promouvoir le Pôle. Mais on peut par contre sʼinquiéter quʼaucun débat critique vis-à-vis de ce projet pharaonique ne voie le jour sur la scène publique vaudoise. Il ne sʼagit pas de simples nouvelles surfaces de bureaux, mais dʼun projet institutionnel, un nouveau musée des Beaux Arts, pour toutes et tous et sur le long terme.

Dans lʼédition du w.e. du 14-15 juin du Courrier, nous découvrons le projet dʼOlivier Français pour redonner vie à la Riponne. Si on ne peut être quʼenthousiaste à lʼidée que cette place puisse un jour retrouver vie, on ne peut là aussi que sʼétonner de lʼoccasion manquée de garder le projet « Musée-Cité » des architectes Blaise Sahy et Jean-Loup Rivier, désigné lauréat par le groupe cantonal dʼexperts lors du choix des sites en 2009. En effet, devoir proposer un nouveau projet et inventer un programme pour redonner vie à la Riponne, alors que tout a été été imaginé par les architectes de « Musée-Cité » en 2009, relève dʼun certain degré de fiction.

Kimio Fukami, Comité du Collectif Gare, Courrier des lecteurs, 24 heures, 20 juin 2014

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