Laisser le Musée de l’Elysée là où il est

La Nuit des images, un succès renouvelé sur un site magnifi- que, a confirmé une évidence: le Musée de la photographie devrait rester où il est, à l’Elysée, au bord du lac. Par quel tour de passe-passe a-t-on pu convaincre des responsables de ce musée et des politiques qu’il était souhaitable d’aller le coincer sur le site d’un (encore) hypothétique «pôle muséal» entre des rails de chemin de fer et des locatifs (dont les résidents subiraient les nuisances d’éventuelles manifestations en plein air)?
Il est vrai que ce regroupement de trois musées sur un site unique – objet de sérieuses critiques – a été imposé sans consulter la population…
Bien sûr, l’Elysée, en l’état actuel, mériterait des améliorations. Mais, en lui rendant les espaces que le Conseil d’Etat squatte pour ses agapes, on pourrait rapidement donner un nouvel élan à ce magnifique instrument de culture… sans attendre la concrétisation complexe du «chantier pharaonique» cumulant la réalisation controversée du «pôle» projeté avec celle des nouveaux quais CFF, du métro M3 et de la place de la Gare…!
Dans un deuxième temps, l’Elysée pourrait se développer de manière plus ambitieuse, en harmonie avec l’endroit idéalement situé entre le port et le Musée olympique (développe- ment impensable sur le site figé de la gare, qui interdit toute extension), et favoriser des collaborations avec d’autres médias (audiovisuels, cinéma…).
Le Musée de l’Elysée mérite d’être maintenu au bord du lac, car c’est un joyau irremplaçable, qui peut être perfectionné sans attendre, de manière autonome, avec un grand potentiel de développement dans l’avenir.
Rémy Prod’hom, Lausanne (courrier des lecteurs, 24 Heures, 15 juillet 2013)

This entry was posted in Courrier des lecteurs, Pôle muséal. Bookmark the permalink.

Comments are closed.