Pôle muséal: peu de garanties de sécurité

A propos de l’article intitulé « Le pôle muséal tient salon à Paris » (24 heures du 21 janvier 2013) La propagande qu’on peut lire dans cet article m’amuse par son allusion à la gare d’Orsay à Paris, magnifique bâtiment avec ses verrières, et qui est devenu un très beau musée où, à ma connaissance, les trains ne roulent plus…
L’architecte qui construit une maison le fait pour abriter et protéger les futurs habitants et protéger et éviter qu’ils ne tombent malades. Il en est de même pour les œuvres d’art dans un musée. Les tremblements créés par les trains qui passeront à quelques centimètres du hangar qu’on veut construire détacheront peu à peu la matière picturale ou le pastel des œuvres de son support, toile ou papier : mort lente. Les marchandises dangereuses, voire explosives que transportent quotidiennement les trains représentent un sérieux danger pour l’existence même des œuvres : mort brutale. Quant au coup d’œil qu’on jettera avant d’entrer ou en sortant de ce parallélépipède, il risque d’être attristant. Conclusion : l’architecte a raté sa maison.
Les responsables de la superbe Collection Planque ont compris depuis longtemps que ce futur musée n’aurait pas les garanties de sécurité qu’exige un musée ; la collection s’est envolée à Aix-en-Provence. Ne serait-il pas regrettable que les œuvres de Félix Vallotton s’envolent aussi dans un abri plus sûr ?
En souhait de la part de nos édiles une réflexion plus compétente et plus respectueuse de ses objectifs. Maurice Félix, ancien maître d’histoire de l’art et enseignant des arts visuels au gymnase, Lausanne

This entry was posted in Halles CFF, Pôle muséal, Urbanisme. Bookmark the permalink.

Comments are closed.